Céline est directrice des ventes régionales depuis cinq mois dans une entreprise technologique de 250 employés. Ancienne vendeuse vedette, promue sur la force de résultats individuels exceptionnels, elle gère maintenant une équipe de 12 vendeurs. Lors d'une réunion trimestrielle, la direction annonce l'objectif du prochain trimestre: une croissance de 40 % des revenus pour sa région, établie sans consultation des équipes terrain.
Céline sait que son marché est mûr et qu'un compétiteur vient de lancer un produit concurrent, mais elle ne dit rien, ne sachant pas comment challenger un objectif avec sa hiérarchie sans avoir l'air de manquer d'ambition. Le lendemain, elle transmet l'objectif à son équipe avec un malaise visible: "Je sais que c'est élevé, mais c'est ce que la direction veut. Faites de votre mieux." Aucune stratégie, aucune ressource additionnelle, aucun plan co-construit.
Au terme du trimestre, l'équipe atteint 22 % de croissance, un résultat remarquable dans un marché difficile, mais bien en dessous de la cible. Céline est convoquée et tenue responsable de l'"échec", incapable d'expliquer pourquoi elle n'a jamais contesté l'objectif initial. Trois vendeurs qui ont dépassé leurs objectifs individuels envisagent de partir, concluant que leur effort n'est pas reconnu.
Immédiatement après la réunion de direction, Céline aurait pu demander à Eskalon: "On vient de me fixer un objectif de croissance de 40 %. Je pense que c'est très ambitieux vu mon marché, mais je ne sais pas comment challenger cet objectif sans avoir l'air de manquer d'ambition. Comment est-ce que je prépare cette conversation?" La réponse l'aide d'abord à construire une analyse de faisabilité à partir des données qu'elle possède déjà: croissance historique, données concurrentielles, pipeline actuel, présentée comme une base de discussion objective plutôt que comme de la résistance personnelle.
Que l'objectif soit maintenu ou renégocié, Eskalon lui fournit ensuite un modèle pour co-construire un plan trimestriel avec son équipe: opportunités de croissance par territoire, jalons mensuels, ressources nécessaires identifiées avec l'équipe elle-même.
L'impact de cette approche est double. Auprès de sa hiérarchie, Céline se présente avec des données plutôt qu'avec un silence suivi d'une contre-performance. Auprès de son équipe, l'objectif, réaliste ou ambitieux, devient un projet collectif plutôt qu'une commande transmise sans conviction. Les trois vendeurs qui envisageaient de partir restent, non pas parce que la cible a changé, mais parce qu'ils se sentent enfin impliqués dans la façon de l'atteindre.
🏆 Cette situation illustre le principe compétitif du modèle de leadership Eskalon.
Découvrir les 5 principes →Vous reconnaissez cette situation?
Eskalon donne à vos gestionnaires des réponses concrètes, en temps réel, pour des situations comme celle-ci.
Poser une question à Eskalon